Depuis quelques jours, je suis à bout de nerfs.
Je veux qu'on me rende mes tocs, mes vérifications, et mes autres mécanismes tordus.
Depuis que je prend le médicament, la pression des tocs s'estompe, me permettant de les contrer. Finalement, je n'en ai plus besoin !
Du progrès, pensez vous ! C'est pour moi tout le contraire.
Je suis en prises à d'horribles tourmentes.
Mon cerveau avait créé les tocs et autres mécanismes pour me rassurer, car rationellement je n'arrive plus à être rassurée comme une personne normale.
Tout prend des proportions tellement énormes...
Maintenant que je n'ai même plus les tocs, que je n'ai plus rien pour me rassurer, les angoisses me rongent l'âme.
Je n'ai pas fait tout ce chemin pour me retrouver là !
Je ne vais pas tenir longtemps le coup.
mercredi 28 novembre 2007
samedi 17 novembre 2007
Les montagnes russes de l'humeur.
En ce moment, pas d'entre deux, je suis soit euphorique au point d'avoir une vision complètement radieuse de l'avenir, soit déprimée où tout va mal, et pour longtemps.
Je ne me fais pas d'illusions : c'est à cause du médicament.
C'est assez nauséeux comme situation : Le moindre problème, la moindre contrariété me fait passer de haut en bas, et inversement.
Je ne me fais pas d'illusions : c'est à cause du médicament.
C'est assez nauséeux comme situation : Le moindre problème, la moindre contrariété me fait passer de haut en bas, et inversement.
mercredi 24 octobre 2007
Quand il faut y aller, il faut y aller !
Je crois que le moment est venu de ne plus faire dans la douceur.
J'ai l'impression que mes efforts sont vains, que si je colmate un trou, un autre se crée ailleur.
C'est un peu le cas au niveau de mes rituels de conjuration ! Si je décide de ne plus obéir à un, un autre se crée. En l'occurence j'ai à peu près réussi à maitriser mon rituel de conjuration des toilettes, mais est apparu le rituel de conjuration de la plaque d'égout.
Je suis fatiguée de tout ça, de ce mode turbo de ma pensée.
Ca doit être bien d'être normal. De vivre au jour le jour, d'avoir un mode de pensées conventionel.
Je donnerai tout pour avoir ce privilège.
Je sais bien que mes sacrifices ne sont pas vains, mais Dieu que c'est long !
J'ai le facheux sentiment d'utiliser mon énergie dans le vent.
Le moment est venu, quitte à me faire du mal, de libérer mes angoisses, de ne plus leur donner la satisfaction trop rapide d'un toc, d'une phobie d'impulsion ou encore d'un rituel de conjuration. De toutes façon, elles sont insasiables, et suceront avec delectation mon énergie, ma vitalité, ma joie de vivre jusqu'à la dernière goutte.
Il me faut la force de me battre, mais je vis sur mes reserves depuis six ans, et je commence à lutter.
C'est maintenant que les médicaments font leur effet que je me sens la plus affaiblie.
J'ai l'impression que mes efforts sont vains, que si je colmate un trou, un autre se crée ailleur.
C'est un peu le cas au niveau de mes rituels de conjuration ! Si je décide de ne plus obéir à un, un autre se crée. En l'occurence j'ai à peu près réussi à maitriser mon rituel de conjuration des toilettes, mais est apparu le rituel de conjuration de la plaque d'égout.
Je suis fatiguée de tout ça, de ce mode turbo de ma pensée.
Ca doit être bien d'être normal. De vivre au jour le jour, d'avoir un mode de pensées conventionel.
Je donnerai tout pour avoir ce privilège.
Je sais bien que mes sacrifices ne sont pas vains, mais Dieu que c'est long !
J'ai le facheux sentiment d'utiliser mon énergie dans le vent.
Le moment est venu, quitte à me faire du mal, de libérer mes angoisses, de ne plus leur donner la satisfaction trop rapide d'un toc, d'une phobie d'impulsion ou encore d'un rituel de conjuration. De toutes façon, elles sont insasiables, et suceront avec delectation mon énergie, ma vitalité, ma joie de vivre jusqu'à la dernière goutte.
Il me faut la force de me battre, mais je vis sur mes reserves depuis six ans, et je commence à lutter.
C'est maintenant que les médicaments font leur effet que je me sens la plus affaiblie.
samedi 20 octobre 2007
Quelqu'un sur qui compter.
Je respire un peu mieux depuis quelques jours.
Cette pression qui me fend la tête commence doucement à s'estomper, sous l'effet (béni) des médicaments.
Je ressent un peu moins de pression vis à vis des vérifications, mais encore beaucoup de phobies d'impulsions vis à vis des couteaux.
Je ne sais pas comment gerer l'effet secondaire du médicament, qui me prive de certains sens. Un mal pour un autre quelque part, cependant je prend énormement de plaisir à me dejouer des vérifications, à réussir à faire certaines choses moi-même.
C'est comme réapprendre à marcher, pas après pas, chutes après chutes aussi.
C'est pour cela que c'est important qu'il y ait toujours quelqu'un près de moi qui m'aide à me relever quand je chute. Ce quelqu'un, c'est particulièrement Julio, bientôt mon époux, mes parents, mes frères et soeur, et mes amis proches.
C'est tellement bon de savoir et de sentir que l'on peut compter sur ceux qui occupent une place de choix dans notre coeur !
Cette pression qui me fend la tête commence doucement à s'estomper, sous l'effet (béni) des médicaments.
Je ressent un peu moins de pression vis à vis des vérifications, mais encore beaucoup de phobies d'impulsions vis à vis des couteaux.
Je ne sais pas comment gerer l'effet secondaire du médicament, qui me prive de certains sens. Un mal pour un autre quelque part, cependant je prend énormement de plaisir à me dejouer des vérifications, à réussir à faire certaines choses moi-même.
C'est comme réapprendre à marcher, pas après pas, chutes après chutes aussi.
C'est pour cela que c'est important qu'il y ait toujours quelqu'un près de moi qui m'aide à me relever quand je chute. Ce quelqu'un, c'est particulièrement Julio, bientôt mon époux, mes parents, mes frères et soeur, et mes amis proches.
C'est tellement bon de savoir et de sentir que l'on peut compter sur ceux qui occupent une place de choix dans notre coeur !
mercredi 17 octobre 2007
La menace fantôme.
Le petit défi que je m'était fixé hier soir n'a pas été correctement réalisé.
J'ai fait la moitié du chemin en fait. Difficile, mais j'ai réussi à vérifier moi même sous le regard bienveillant de mon Julio.
Ha, Julio, si tu savais comme ton aide et tes encouragements sont importants pour moi !
La peur de gens comme xxx au sport est revenue dans mon esprit.
Je ne peux pas reprocher aux hommes d'êtres prevenants avec la jeune femme que je suis pourtant !
J'ai beaucoup de mal à refaire confiance.
Sans doute le fantôme des evènements passés, reflet de ma blessure.
Mais je ne veux pas que mon jugement et ma perception des choses soient altérées par tout ça.
Un regard nouveau (Bien sur équipé du tout dernier système de detection des pervers et autres defaillances masculines) pour une Marie nouvelle !
J'ai fait la moitié du chemin en fait. Difficile, mais j'ai réussi à vérifier moi même sous le regard bienveillant de mon Julio.
Ha, Julio, si tu savais comme ton aide et tes encouragements sont importants pour moi !
La peur de gens comme xxx au sport est revenue dans mon esprit.
Je ne peux pas reprocher aux hommes d'êtres prevenants avec la jeune femme que je suis pourtant !
J'ai beaucoup de mal à refaire confiance.
Sans doute le fantôme des evènements passés, reflet de ma blessure.
Mais je ne veux pas que mon jugement et ma perception des choses soient altérées par tout ça.
Un regard nouveau (Bien sur équipé du tout dernier système de detection des pervers et autres defaillances masculines) pour une Marie nouvelle !
mardi 16 octobre 2007
Hier soir, ce soir .
Hier soir a été le théatre du grand retour de mes angoisses de mort.
Ca me fait mail au coeur, je pensais vraiment en être guérie.
Comme quoi j'ai encore beaucoup de chemin à faire.
Du coup, ce soir j'ai frileusement décidé que je ne verifierai pas la porte et les fenêtres.
J'en suis déja hyper anxieuse, et je sais que ça sera difficilement gérable.
Mais je veux une grosse victoire. Une vrai, dont je puisse fièremement afficher la médaille sur ma poitrine. C'est là que je me trouve ridicule : Je me visualise avec une medaille sur laquelle brille, inscrite en lettres dorées, cette inscription : " J'ai réussi à ne pas vérifier les fenêtres".
Bref, j'en ai marre que Julio ne voit pas les minuscules signes qui montrent que je suis en train de guerir, alors, je veux lui offrir cette grosse victoire de ce soir, quand je reussirai (...ou pas?) à ne pas vérifier la porte et les fenêtres.
A suivre !
Ca me fait mail au coeur, je pensais vraiment en être guérie.
Comme quoi j'ai encore beaucoup de chemin à faire.
Du coup, ce soir j'ai frileusement décidé que je ne verifierai pas la porte et les fenêtres.
J'en suis déja hyper anxieuse, et je sais que ça sera difficilement gérable.
Mais je veux une grosse victoire. Une vrai, dont je puisse fièremement afficher la médaille sur ma poitrine. C'est là que je me trouve ridicule : Je me visualise avec une medaille sur laquelle brille, inscrite en lettres dorées, cette inscription : " J'ai réussi à ne pas vérifier les fenêtres".
Bref, j'en ai marre que Julio ne voit pas les minuscules signes qui montrent que je suis en train de guerir, alors, je veux lui offrir cette grosse victoire de ce soir, quand je reussirai (...ou pas?) à ne pas vérifier la porte et les fenêtres.
A suivre !
jeudi 11 octobre 2007
Lettre de rupture.
Chère maladie,
Je t'écris pour te dire que j'ai perdu trop de temps avec toi.
Notre relation n'est plus que tristesse, et regrets.
Je veux sortir de cette soumission, ce n'est plus possible de continuer comme ça.
Tu croyais vraiment que nous pourrions vivre comme ça pendant longtemps encore ?
Je te deteste ! De tout mon coeur !
Et je te le dis clairement : DISPARAIS DE MA VIE ! VAS T'EN ! DEGAGE !
Je ne veux plus JAMAIS te revoir. Jamais !
Tu m'as fait beaucoup trop de mal, sans jamais raison valable.
Mon coeur est dans un état lamentable, il est temps pour moi de reconstruire ma vie sans toi.
Je te hais profondement. Et je te méprise ! Une question me vient aux levres : Pourquoi moi ? Pourquoi cet acharnement ?
Tu m'as obligée ce matin à me laver les mains une quarantaine de fois, c'est la goutte d'eau qui fait deborder le vase.
D'ailleurs depuis que j'ai décidé sans t'en parler de resister à tes attaques, tu as bien dû t'en rendre compte étant donné que tu redoubles de méchancetés pour me tester.
Je ne veux plus jamais te revoir. Ce n'est pas un avertissement, tu m'as fait perdre trop d'amis, de gens à qui je tenais, d'estime de moi même, d'amour prôpre, de libertés, de sourires et joies.
Adieu alors, sans regrêts ! Au plaisir de ne plus JAMAIS te revoir !
Je t'écris pour te dire que j'ai perdu trop de temps avec toi.
Notre relation n'est plus que tristesse, et regrets.
Je veux sortir de cette soumission, ce n'est plus possible de continuer comme ça.
Tu croyais vraiment que nous pourrions vivre comme ça pendant longtemps encore ?
Je te deteste ! De tout mon coeur !
Et je te le dis clairement : DISPARAIS DE MA VIE ! VAS T'EN ! DEGAGE !
Je ne veux plus JAMAIS te revoir. Jamais !
Tu m'as fait beaucoup trop de mal, sans jamais raison valable.
Mon coeur est dans un état lamentable, il est temps pour moi de reconstruire ma vie sans toi.
Je te hais profondement. Et je te méprise ! Une question me vient aux levres : Pourquoi moi ? Pourquoi cet acharnement ?
Tu m'as obligée ce matin à me laver les mains une quarantaine de fois, c'est la goutte d'eau qui fait deborder le vase.
D'ailleurs depuis que j'ai décidé sans t'en parler de resister à tes attaques, tu as bien dû t'en rendre compte étant donné que tu redoubles de méchancetés pour me tester.
Je ne veux plus jamais te revoir. Ce n'est pas un avertissement, tu m'as fait perdre trop d'amis, de gens à qui je tenais, d'estime de moi même, d'amour prôpre, de libertés, de sourires et joies.
Adieu alors, sans regrêts ! Au plaisir de ne plus JAMAIS te revoir !
mardi 9 octobre 2007
Une bouffée d'air pur.
La semaine dernière, j'ai respiré quelques grandes bouffées d'air frais.
C'est comme si, par je ne sais quelle magie, je n'étais plus toquée.
Quel bonheur !
Une sensation de liberté intense, jouissif, juste parceque je n'avais pas ressenti le besoin de re-verifier mon telephone.
Est ce parceque j'avais depassé mes limites en me rendant enfin au sport, est-ce parceque le médicament fait enfin effet ? Je ne sais pas.
Ce week end a été difficile coté verifications, alors j'avoue ne pas savoir de quoi il sagit vraiment.
Qu'importe la cause, le resultat m'a donné une saveur inoubliable dans la bouche, celle de la liberté de penser, de l'affranchissement de ma condition d'esclave du toc.
Même si ces jours ci ont été plus sombres, cette experience me donne encore plus envie de me battre.
Et de vaincre !
C'est comme si, par je ne sais quelle magie, je n'étais plus toquée.
Quel bonheur !
Une sensation de liberté intense, jouissif, juste parceque je n'avais pas ressenti le besoin de re-verifier mon telephone.
Est ce parceque j'avais depassé mes limites en me rendant enfin au sport, est-ce parceque le médicament fait enfin effet ? Je ne sais pas.
Ce week end a été difficile coté verifications, alors j'avoue ne pas savoir de quoi il sagit vraiment.
Qu'importe la cause, le resultat m'a donné une saveur inoubliable dans la bouche, celle de la liberté de penser, de l'affranchissement de ma condition d'esclave du toc.
Même si ces jours ci ont été plus sombres, cette experience me donne encore plus envie de me battre.
Et de vaincre !
vendredi 5 octobre 2007
Coincidence...Ou pas!
La semaine derniere, un coup de vent à fait rentrer un prospectus dans mon lieu de travail.
Je l'ai d'abord ignoré, puis, j'ai décidé de le rammasser pour le mettre à la poubelle.
Mais, en me penchant, j'ai vu qu'il sagissait d'un club de judo. Ha, bon.
Je l'ai fourré dans mon sac, et oublié.
L'après midi, mon psy m'a demandé expressément de trouver un moyen d'exterioriser mon aggressivité par le sport.Genre je suis aggressive. Oui? Ha bon, je dois sacrément l'enfouir alors !
Coincidence ou pas, j'ai eu ce prospectus le jour où ce cher psy m'a demandé de faire du sport.
Allons y !
Je l'ai d'abord ignoré, puis, j'ai décidé de le rammasser pour le mettre à la poubelle.
Mais, en me penchant, j'ai vu qu'il sagissait d'un club de judo. Ha, bon.
Je l'ai fourré dans mon sac, et oublié.
L'après midi, mon psy m'a demandé expressément de trouver un moyen d'exterioriser mon aggressivité par le sport.Genre je suis aggressive. Oui? Ha bon, je dois sacrément l'enfouir alors !
Coincidence ou pas, j'ai eu ce prospectus le jour où ce cher psy m'a demandé de faire du sport.
Allons y !
samedi 29 septembre 2007
Le monstre mangeur de vérifications.
Il était une fois, dans un beau pays pas si lointain que ça,
un beau petit village perdu dans les bois où tout le monde vivait paisiblement.
Jusqu'au jour où, par une sombre nuit sans lune, on entendit un rugissement plein d'horreur qui avait surgit de nulle part.
Les villageois, en particulier une jeune femme nommée Marie, furent pris d'effroit !
Ils chercherent en vain d'où venait ce cri.
Ce fût Marie qui le découvrit.
L'effroyable mugissement venait d'un sinistre monstre : Le monstre mangeur de vérifications.
Marie avait un lien spécial avec lui, et le monstre décretat qu'elle devrait se battre contre lui.
Si elle échouait, il l'ensorcelerait et elle serait contrainte à lui fournir toutes les vérifications qu'il demanderait, toute sa vie.
Marie essaya tant bien que mal d'abattre l'horrible monstre mangeur de vérifications, mais elle échoua.
Ce qui devait arriver arriva, et elle fût ensorcelée.
Elle devrait désormais satisfaire le monstre en vérifications, sinon, elle serait torturée jusqu'a ce que la folie s'en suive.
Pour s'assurer que Marie lui obéirait, le monstre lui montra qu'il avait le plein controle de sa volonté, et qu'il pouvait la torturer avec ses armes mentales : L'angoisse, le doute, la peur. Il la tourmentait frequemment pour la soumettre à son pouvoir.
Marie s'efforca de se liberer du contrôle du monstre, mais chaque fois, l'emprise était plus puissante, et la douleur plus cinglante.
Elle apprit donc à vivre sous la domination du monstre, le nourrissant chaque fois qu'il le demandait, de vérifications.
L'histoire pourrait s'arreter là, mais ce ne serait pas un compte de fées, car les comptes de fées finissent toujours bien.
Un jour, le prince charmant Julio, qui était tombé amoureux de Marie avant qu'elle soit sous l'emprise du monstre, découvrit l'histoire de sa belle et, bien que déconcerté, il décida de ne pas fuir comme beaucoup le feraient
mais de trouver une technique avec Marie pour la liberer. Quelle preuve d'amour il lui fit là !
Elle partit donc sur conseil de sa chère famille et de son prince charmant trouver un grand sage qui l'aiderai frequemment à mettre en place une méthode pour inverser la tendance et qu'elle soumette le monstre mangeur de vérifications à sa volonté.
Et avec tout le soutient de sa famille, de ses amis, de son prince charmant Julio et de ses chattes chéries, elle réussira dans un futur plus ou moins proche, à tuer le monstre mangeur de vérifications.
Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de chats.
un beau petit village perdu dans les bois où tout le monde vivait paisiblement.
Jusqu'au jour où, par une sombre nuit sans lune, on entendit un rugissement plein d'horreur qui avait surgit de nulle part.
Les villageois, en particulier une jeune femme nommée Marie, furent pris d'effroit !
Ils chercherent en vain d'où venait ce cri.
Ce fût Marie qui le découvrit.
L'effroyable mugissement venait d'un sinistre monstre : Le monstre mangeur de vérifications.
Marie avait un lien spécial avec lui, et le monstre décretat qu'elle devrait se battre contre lui.
Si elle échouait, il l'ensorcelerait et elle serait contrainte à lui fournir toutes les vérifications qu'il demanderait, toute sa vie.
Marie essaya tant bien que mal d'abattre l'horrible monstre mangeur de vérifications, mais elle échoua.
Ce qui devait arriver arriva, et elle fût ensorcelée.
Elle devrait désormais satisfaire le monstre en vérifications, sinon, elle serait torturée jusqu'a ce que la folie s'en suive.
Pour s'assurer que Marie lui obéirait, le monstre lui montra qu'il avait le plein controle de sa volonté, et qu'il pouvait la torturer avec ses armes mentales : L'angoisse, le doute, la peur. Il la tourmentait frequemment pour la soumettre à son pouvoir.
Marie s'efforca de se liberer du contrôle du monstre, mais chaque fois, l'emprise était plus puissante, et la douleur plus cinglante.
Elle apprit donc à vivre sous la domination du monstre, le nourrissant chaque fois qu'il le demandait, de vérifications.
L'histoire pourrait s'arreter là, mais ce ne serait pas un compte de fées, car les comptes de fées finissent toujours bien.
Un jour, le prince charmant Julio, qui était tombé amoureux de Marie avant qu'elle soit sous l'emprise du monstre, découvrit l'histoire de sa belle et, bien que déconcerté, il décida de ne pas fuir comme beaucoup le feraient
mais de trouver une technique avec Marie pour la liberer. Quelle preuve d'amour il lui fit là !
Elle partit donc sur conseil de sa chère famille et de son prince charmant trouver un grand sage qui l'aiderai frequemment à mettre en place une méthode pour inverser la tendance et qu'elle soumette le monstre mangeur de vérifications à sa volonté.
Et avec tout le soutient de sa famille, de ses amis, de son prince charmant Julio et de ses chattes chéries, elle réussira dans un futur plus ou moins proche, à tuer le monstre mangeur de vérifications.
Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de chats.
Ma bulle.
Depuis quelques semaines, les choses ont pris une tournure differente.
J'évite, je me cache, je veux un maximum éviter la confrontation avec les choses qui me dérangent.
Je sais que ce n'est pas un bon comportement à adopter, mais je vais devenir folle si je ne le fait pas.
La maladie prend trop de place, de plus en plus, et bien souvent le fait que Julio vérifie avec moi ne suffit plus à satisfaire le toc, et à apaiser mon coeur.
On dirait un animal vorace que l'on arrive de moins en moins à rassasier.
J'adopte donc une conduite d'évitement en masse.
Je ne mange plus avec des couteaux, et d'ailleurs il faut qu'ils soient cachés visuellement le soir.
C'est bête, mais cela permet de limiter les phobies d'impulsions liées aux couteaux et à Julio.
La seule vision ou idée qu'un couteau se trouve dans un certain rayon autour de moi, me met hors de moi. C'est impossible, ma tête va imploser, ça me met dans un état de tensions aigues, je ne suis plus capable que de me focus la dessus.
Le soir, après la demi heure de vérifications habituelles (les fenêtres, la porte, le gaz, les fenêtres, les prises, le gaz), quand je vais dans la chambre, je ne dois sous aucun pretexte en sortir. Même pour aller simplement dans le couloir ou la salle de bain. Si je m'approche trop près de la porte, je dois aller revérifier. Sait-on jamais que j'ai été délibérément et impulsivement ouvrir les fenêtres, le gaz, la porte ! Foutue phobie d'impulsion...
Ma bulle me protège un peu du monstre mangeur de vérifications.
Mais je sais qu'un jour où l'autre ce ne sera plus suffisant.
J'évite, je me cache, je veux un maximum éviter la confrontation avec les choses qui me dérangent.
Je sais que ce n'est pas un bon comportement à adopter, mais je vais devenir folle si je ne le fait pas.
La maladie prend trop de place, de plus en plus, et bien souvent le fait que Julio vérifie avec moi ne suffit plus à satisfaire le toc, et à apaiser mon coeur.
On dirait un animal vorace que l'on arrive de moins en moins à rassasier.
J'adopte donc une conduite d'évitement en masse.
Je ne mange plus avec des couteaux, et d'ailleurs il faut qu'ils soient cachés visuellement le soir.
C'est bête, mais cela permet de limiter les phobies d'impulsions liées aux couteaux et à Julio.
La seule vision ou idée qu'un couteau se trouve dans un certain rayon autour de moi, me met hors de moi. C'est impossible, ma tête va imploser, ça me met dans un état de tensions aigues, je ne suis plus capable que de me focus la dessus.
Le soir, après la demi heure de vérifications habituelles (les fenêtres, la porte, le gaz, les fenêtres, les prises, le gaz), quand je vais dans la chambre, je ne dois sous aucun pretexte en sortir. Même pour aller simplement dans le couloir ou la salle de bain. Si je m'approche trop près de la porte, je dois aller revérifier. Sait-on jamais que j'ai été délibérément et impulsivement ouvrir les fenêtres, le gaz, la porte ! Foutue phobie d'impulsion...
Ma bulle me protège un peu du monstre mangeur de vérifications.
Mais je sais qu'un jour où l'autre ce ne sera plus suffisant.
vendredi 28 septembre 2007
Première étape : Accepter.
J'ai décidé de guérir.
Pas seulement pour moi, mais aussi pour ceux qui m'entourent.
Je suis admirative devant la patience de Julio, mon mari dans 9 mois.
Ca doit être si difficile pour lui...
Le problème, c'est que je ne suis plus capable de ne pas l'inclure dans mes vérifications, sauf quand je suis toute seule.
Donc je lui demande de m'aider à vérifier, car je n'arrive plus à être sûre de l'avoir fait. Ou de l'avoir bien fait.
J'ai tellement honte de ce que je suis devenue, de ne pas réussir à être assez forte.
Ca ne parait pas être grand chose pour les gens exterieurs, mais c'est terriblement éprouvant comme situation. Je ne peux pas ne pas le faire. J'ai pourtant essayé maintes fois de m'en empecher, de prendre la bonne résolution, de me dire "allez Marie, c'est mental, c'est dans ta tête, tu sais à quoi tu as affaire" mais c'est quasi impossible dans l'état actuel des choses.
J'ai besoin d'être aidée.
Accepter ce "problème" comme une maladie mentale.
Accepter le fait que je ne puisse pas guérir seule.
Accepter le regard des autres.
Pas seulement pour moi, mais aussi pour ceux qui m'entourent.
Je suis admirative devant la patience de Julio, mon mari dans 9 mois.
Ca doit être si difficile pour lui...
Le problème, c'est que je ne suis plus capable de ne pas l'inclure dans mes vérifications, sauf quand je suis toute seule.
Donc je lui demande de m'aider à vérifier, car je n'arrive plus à être sûre de l'avoir fait. Ou de l'avoir bien fait.
J'ai tellement honte de ce que je suis devenue, de ne pas réussir à être assez forte.
Ca ne parait pas être grand chose pour les gens exterieurs, mais c'est terriblement éprouvant comme situation. Je ne peux pas ne pas le faire. J'ai pourtant essayé maintes fois de m'en empecher, de prendre la bonne résolution, de me dire "allez Marie, c'est mental, c'est dans ta tête, tu sais à quoi tu as affaire" mais c'est quasi impossible dans l'état actuel des choses.
J'ai besoin d'être aidée.
Accepter ce "problème" comme une maladie mentale.
Accepter le fait que je ne puisse pas guérir seule.
Accepter le regard des autres.
Au fait, j'ai vérifié ? J'ai comme un doute...
Chaque soir, c'est pareil.
Quand je sort pour aller chercher mon futur époux au travail, il y a mille et un rituel plus ravageurs les uns que les autres.
Ca commence par vérifier chaque prise électrique que j'ai pu utiliser durant la journée :
La prise de la bouilloire, la prise du sèche-cheveux, celle du chargeur du portable, celle des ordinateurs. Tout doit être débranché.
Ensuite, les lumières.
Puis le gaz. Un, deux, trois, quatre, cinq, chaque bouton est ok.
Les fenêtres sont un moment difficile pour moi, j'ai toujours très peur de les avoir ouvertes et que mes chattes chéries partent.
Donc, chaque fenêtre doit être vérifiée, par contre, ça doit être fait uniquement visuellement, si j'ai le malheur de les toucher, la phobie d'impulsion vient prendre le relais et me faire croire que je les ai ouvertes pour que les chats s'enfuient.
Mmmm, je crois que c'est à peu près tout...
Ah non, je ne suis pas sûre d'avoir bien vérifié les prises. Et les fenêtres, est ce que j'ai bien vérifié que j'avait bien vérifié ?
Bon, allez, je part, fermons la porte, attentions au chats !
Bon, je suis dans l'escalier du premier pour aller au rez de chaussée, mais j'ai peur qu'une des chattes ait pu passer au moment où je suis sortie (Pourtant je suis sûre de les avoir vues à trois, mais j'ai comme un doute, mieux vaut vérifier).
Je remonte donc au 3ème ou 4ème étage, verifier tous les escaliers. Mieux vaut évincer le doute.
Au fait, j'ai bien fermé la porte? vérifions.
Allez, cette fois je part. J'ai mal au ventre des doutes qui m'assaillent quand aux fenêtres, au gaz, aux prises, aux chats qui sont peut être dans les escaliers. Mais le peu de volonté libre qui me reste reussira à ne pas me faire revenir sur mes pas. Cette fois ci.
Quand je sort pour aller chercher mon futur époux au travail, il y a mille et un rituel plus ravageurs les uns que les autres.
Ca commence par vérifier chaque prise électrique que j'ai pu utiliser durant la journée :
La prise de la bouilloire, la prise du sèche-cheveux, celle du chargeur du portable, celle des ordinateurs. Tout doit être débranché.
Ensuite, les lumières.
Puis le gaz. Un, deux, trois, quatre, cinq, chaque bouton est ok.
Les fenêtres sont un moment difficile pour moi, j'ai toujours très peur de les avoir ouvertes et que mes chattes chéries partent.
Donc, chaque fenêtre doit être vérifiée, par contre, ça doit être fait uniquement visuellement, si j'ai le malheur de les toucher, la phobie d'impulsion vient prendre le relais et me faire croire que je les ai ouvertes pour que les chats s'enfuient.
Mmmm, je crois que c'est à peu près tout...
Ah non, je ne suis pas sûre d'avoir bien vérifié les prises. Et les fenêtres, est ce que j'ai bien vérifié que j'avait bien vérifié ?
Bon, allez, je part, fermons la porte, attentions au chats !
Bon, je suis dans l'escalier du premier pour aller au rez de chaussée, mais j'ai peur qu'une des chattes ait pu passer au moment où je suis sortie (Pourtant je suis sûre de les avoir vues à trois, mais j'ai comme un doute, mieux vaut vérifier).
Je remonte donc au 3ème ou 4ème étage, verifier tous les escaliers. Mieux vaut évincer le doute.
Au fait, j'ai bien fermé la porte? vérifions.
Allez, cette fois je part. J'ai mal au ventre des doutes qui m'assaillent quand aux fenêtres, au gaz, aux prises, aux chats qui sont peut être dans les escaliers. Mais le peu de volonté libre qui me reste reussira à ne pas me faire revenir sur mes pas. Cette fois ci.
Phobies d'impulsions, ou comment douter de sa personne.
De tous les tocs dont je suis parasitée, les phobies d'impulsions sont de loin, les plus difficiles à supporter, celles qui meurtrissent le plus mon coeur.
A l'époque, j'ai crû devenir folle. Je ne savais pas ce que c'était, je ne comprenait pas ce qu'il se passait.
J'explique concrêtement ce qu'est la phobie d'impulsion :
C'est la crainte d'avoir une impulsion négative : Peur d'insulter, de frapper, de tuer, ect.
La crainte de commettre un acte répréhensible et contraire à ses valeurs.
C'est très difficile à supporter mentalement, surtout quand il sagit de phobies d'impulsions sur les personnes chères, ce qui est mon cas.
Quoi de pire que d'avoir peur d'être capable de faire du mal à ceux qu'on aime le plus au monde...
A l'époque, j'ai crû devenir folle. Je ne savais pas ce que c'était, je ne comprenait pas ce qu'il se passait.
J'explique concrêtement ce qu'est la phobie d'impulsion :
C'est la crainte d'avoir une impulsion négative : Peur d'insulter, de frapper, de tuer, ect.
La crainte de commettre un acte répréhensible et contraire à ses valeurs.
C'est très difficile à supporter mentalement, surtout quand il sagit de phobies d'impulsions sur les personnes chères, ce qui est mon cas.
Quoi de pire que d'avoir peur d'être capable de faire du mal à ceux qu'on aime le plus au monde...
La maladie du doute.
Le toc, c'est la maladie du doute.
J'ai toujours crû que ce genre de maladies n'en étaient pas vraiment une, mais depuis que j'en fait les frais tous les jours, je me rend compte combien c'est une maladie difficile. Difficile pour soit, mais aussi pour les personnes qui nous cotoient.
C'est un sentiment commun que de douter chez la plupart des personnes.
Pour moi, c'est un sentiment parasite, qui occupe toute la place et grossit de plus en plus dans le jardin de ma raison.
C'est aussi l'ennemi public numéro 1, la chose à abattre, le grand méchant loup.
Et je l'aurai, je l'ai promis.
J'ai toujours crû que ce genre de maladies n'en étaient pas vraiment une, mais depuis que j'en fait les frais tous les jours, je me rend compte combien c'est une maladie difficile. Difficile pour soit, mais aussi pour les personnes qui nous cotoient.
C'est un sentiment commun que de douter chez la plupart des personnes.
Pour moi, c'est un sentiment parasite, qui occupe toute la place et grossit de plus en plus dans le jardin de ma raison.
C'est aussi l'ennemi public numéro 1, la chose à abattre, le grand méchant loup.
Et je l'aurai, je l'ai promis.
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