vendredi 11 janvier 2008

Changer sa manière de penser.

Je n'ai pas écrit depuis longtemps, faute d'inspiration.
Mettre des mots sur ce que je vis n'est pas toujours évident.

Je dois changer ma manière de penser.
Voir le verre à moitié plein et non pas le verre à moitié vide.
Ne plus vivre par le manque...

Je ne sais même pas par où commencer.
Je ne vis interieurement que dans le deuil, dans la peur de la perte, dans l'apréhension d'évenements morbides.

Si mon corps devait refleter mon coeur, autant dire que je m'habillerais en noir, que je ne me maquillerais plus, que je ne sourirais plus.

Je dois changer tout ça, vivre par le positif.
Un gros challenge pour moi qui me sens si petite à coté de tout ça !

mercredi 28 novembre 2007

A bout de nerfs.

Depuis quelques jours, je suis à bout de nerfs.
Je veux qu'on me rende mes tocs, mes vérifications, et mes autres mécanismes tordus.

Depuis que je prend le médicament, la pression des tocs s'estompe, me permettant de les contrer. Finalement, je n'en ai plus besoin !
Du progrès, pensez vous ! C'est pour moi tout le contraire.
Je suis en prises à d'horribles tourmentes.

Mon cerveau avait créé les tocs et autres mécanismes pour me rassurer, car rationellement je n'arrive plus à être rassurée comme une personne normale.
Tout prend des proportions tellement énormes...

Maintenant que je n'ai même plus les tocs, que je n'ai plus rien pour me rassurer, les angoisses me rongent l'âme.


Je n'ai pas fait tout ce chemin pour me retrouver là !
Je ne vais pas tenir longtemps le coup.

samedi 17 novembre 2007

Les montagnes russes de l'humeur.

En ce moment, pas d'entre deux, je suis soit euphorique au point d'avoir une vision complètement radieuse de l'avenir, soit déprimée où tout va mal, et pour longtemps.

Je ne me fais pas d'illusions : c'est à cause du médicament.

C'est assez nauséeux comme situation : Le moindre problème, la moindre contrariété me fait passer de haut en bas, et inversement.

mercredi 24 octobre 2007

Quand il faut y aller, il faut y aller !

Je crois que le moment est venu de ne plus faire dans la douceur.
J'ai l'impression que mes efforts sont vains, que si je colmate un trou, un autre se crée ailleur.
C'est un peu le cas au niveau de mes rituels de conjuration ! Si je décide de ne plus obéir à un, un autre se crée. En l'occurence j'ai à peu près réussi à maitriser mon rituel de conjuration des toilettes, mais est apparu le rituel de conjuration de la plaque d'égout.
Je suis fatiguée de tout ça, de ce mode turbo de ma pensée.
Ca doit être bien d'être normal. De vivre au jour le jour, d'avoir un mode de pensées conventionel.

Je donnerai tout pour avoir ce privilège.
Je sais bien que mes sacrifices ne sont pas vains, mais Dieu que c'est long !
J'ai le facheux sentiment d'utiliser mon énergie dans le vent.

Le moment est venu, quitte à me faire du mal, de libérer mes angoisses, de ne plus leur donner la satisfaction trop rapide d'un toc, d'une phobie d'impulsion ou encore d'un rituel de conjuration. De toutes façon, elles sont insasiables, et suceront avec delectation mon énergie, ma vitalité, ma joie de vivre jusqu'à la dernière goutte.
Il me faut la force de me battre, mais je vis sur mes reserves depuis six ans, et je commence à lutter.

C'est maintenant que les médicaments font leur effet que je me sens la plus affaiblie.

samedi 20 octobre 2007

Quelqu'un sur qui compter.

Je respire un peu mieux depuis quelques jours.
Cette pression qui me fend la tête commence doucement à s'estomper, sous l'effet (béni) des médicaments.
Je ressent un peu moins de pression vis à vis des vérifications, mais encore beaucoup de phobies d'impulsions vis à vis des couteaux.

Je ne sais pas comment gerer l'effet secondaire du médicament, qui me prive de certains sens. Un mal pour un autre quelque part, cependant je prend énormement de plaisir à me dejouer des vérifications, à réussir à faire certaines choses moi-même.

C'est comme réapprendre à marcher, pas après pas, chutes après chutes aussi.
C'est pour cela que c'est important qu'il y ait toujours quelqu'un près de moi qui m'aide à me relever quand je chute. Ce quelqu'un, c'est particulièrement Julio, bientôt mon époux, mes parents, mes frères et soeur, et mes amis proches.

C'est tellement bon de savoir et de sentir que l'on peut compter sur ceux qui occupent une place de choix dans notre coeur !

mercredi 17 octobre 2007

La menace fantôme.

Le petit défi que je m'était fixé hier soir n'a pas été correctement réalisé.
J'ai fait la moitié du chemin en fait. Difficile, mais j'ai réussi à vérifier moi même sous le regard bienveillant de mon Julio.
Ha, Julio, si tu savais comme ton aide et tes encouragements sont importants pour moi !

La peur de gens comme xxx au sport est revenue dans mon esprit.
Je ne peux pas reprocher aux hommes d'êtres prevenants avec la jeune femme que je suis pourtant !
J'ai beaucoup de mal à refaire confiance.
Sans doute le fantôme des evènements passés, reflet de ma blessure.
Mais je ne veux pas que mon jugement et ma perception des choses soient altérées par tout ça.
Un regard nouveau (Bien sur équipé du tout dernier système de detection des pervers et autres defaillances masculines) pour une Marie nouvelle !

mardi 16 octobre 2007

Hier soir, ce soir .

Hier soir a été le théatre du grand retour de mes angoisses de mort.
Ca me fait mail au coeur, je pensais vraiment en être guérie.
Comme quoi j'ai encore beaucoup de chemin à faire.

Du coup, ce soir j'ai frileusement décidé que je ne verifierai pas la porte et les fenêtres.
J'en suis déja hyper anxieuse, et je sais que ça sera difficilement gérable.
Mais je veux une grosse victoire. Une vrai, dont je puisse fièremement afficher la médaille sur ma poitrine. C'est là que je me trouve ridicule : Je me visualise avec une medaille sur laquelle brille, inscrite en lettres dorées, cette inscription : " J'ai réussi à ne pas vérifier les fenêtres".

Bref, j'en ai marre que Julio ne voit pas les minuscules signes qui montrent que je suis en train de guerir, alors, je veux lui offrir cette grosse victoire de ce soir, quand je reussirai (...ou pas?) à ne pas vérifier la porte et les fenêtres.

A suivre !