Il était une fois, dans un beau pays pas si lointain que ça,
un beau petit village perdu dans les bois où tout le monde vivait paisiblement.
Jusqu'au jour où, par une sombre nuit sans lune, on entendit un rugissement plein d'horreur qui avait surgit de nulle part.
Les villageois, en particulier une jeune femme nommée Marie, furent pris d'effroit !
Ils chercherent en vain d'où venait ce cri.
Ce fût Marie qui le découvrit.
L'effroyable mugissement venait d'un sinistre monstre : Le monstre mangeur de vérifications.
Marie avait un lien spécial avec lui, et le monstre décretat qu'elle devrait se battre contre lui.
Si elle échouait, il l'ensorcelerait et elle serait contrainte à lui fournir toutes les vérifications qu'il demanderait, toute sa vie.
Marie essaya tant bien que mal d'abattre l'horrible monstre mangeur de vérifications, mais elle échoua.
Ce qui devait arriver arriva, et elle fût ensorcelée.
Elle devrait désormais satisfaire le monstre en vérifications, sinon, elle serait torturée jusqu'a ce que la folie s'en suive.
Pour s'assurer que Marie lui obéirait, le monstre lui montra qu'il avait le plein controle de sa volonté, et qu'il pouvait la torturer avec ses armes mentales : L'angoisse, le doute, la peur. Il la tourmentait frequemment pour la soumettre à son pouvoir.
Marie s'efforca de se liberer du contrôle du monstre, mais chaque fois, l'emprise était plus puissante, et la douleur plus cinglante.
Elle apprit donc à vivre sous la domination du monstre, le nourrissant chaque fois qu'il le demandait, de vérifications.
L'histoire pourrait s'arreter là, mais ce ne serait pas un compte de fées, car les comptes de fées finissent toujours bien.
Un jour, le prince charmant Julio, qui était tombé amoureux de Marie avant qu'elle soit sous l'emprise du monstre, découvrit l'histoire de sa belle et, bien que déconcerté, il décida de ne pas fuir comme beaucoup le feraient
mais de trouver une technique avec Marie pour la liberer. Quelle preuve d'amour il lui fit là !
Elle partit donc sur conseil de sa chère famille et de son prince charmant trouver un grand sage qui l'aiderai frequemment à mettre en place une méthode pour inverser la tendance et qu'elle soumette le monstre mangeur de vérifications à sa volonté.
Et avec tout le soutient de sa famille, de ses amis, de son prince charmant Julio et de ses chattes chéries, elle réussira dans un futur plus ou moins proche, à tuer le monstre mangeur de vérifications.
Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de chats.
samedi 29 septembre 2007
Ma bulle.
Depuis quelques semaines, les choses ont pris une tournure differente.
J'évite, je me cache, je veux un maximum éviter la confrontation avec les choses qui me dérangent.
Je sais que ce n'est pas un bon comportement à adopter, mais je vais devenir folle si je ne le fait pas.
La maladie prend trop de place, de plus en plus, et bien souvent le fait que Julio vérifie avec moi ne suffit plus à satisfaire le toc, et à apaiser mon coeur.
On dirait un animal vorace que l'on arrive de moins en moins à rassasier.
J'adopte donc une conduite d'évitement en masse.
Je ne mange plus avec des couteaux, et d'ailleurs il faut qu'ils soient cachés visuellement le soir.
C'est bête, mais cela permet de limiter les phobies d'impulsions liées aux couteaux et à Julio.
La seule vision ou idée qu'un couteau se trouve dans un certain rayon autour de moi, me met hors de moi. C'est impossible, ma tête va imploser, ça me met dans un état de tensions aigues, je ne suis plus capable que de me focus la dessus.
Le soir, après la demi heure de vérifications habituelles (les fenêtres, la porte, le gaz, les fenêtres, les prises, le gaz), quand je vais dans la chambre, je ne dois sous aucun pretexte en sortir. Même pour aller simplement dans le couloir ou la salle de bain. Si je m'approche trop près de la porte, je dois aller revérifier. Sait-on jamais que j'ai été délibérément et impulsivement ouvrir les fenêtres, le gaz, la porte ! Foutue phobie d'impulsion...
Ma bulle me protège un peu du monstre mangeur de vérifications.
Mais je sais qu'un jour où l'autre ce ne sera plus suffisant.
J'évite, je me cache, je veux un maximum éviter la confrontation avec les choses qui me dérangent.
Je sais que ce n'est pas un bon comportement à adopter, mais je vais devenir folle si je ne le fait pas.
La maladie prend trop de place, de plus en plus, et bien souvent le fait que Julio vérifie avec moi ne suffit plus à satisfaire le toc, et à apaiser mon coeur.
On dirait un animal vorace que l'on arrive de moins en moins à rassasier.
J'adopte donc une conduite d'évitement en masse.
Je ne mange plus avec des couteaux, et d'ailleurs il faut qu'ils soient cachés visuellement le soir.
C'est bête, mais cela permet de limiter les phobies d'impulsions liées aux couteaux et à Julio.
La seule vision ou idée qu'un couteau se trouve dans un certain rayon autour de moi, me met hors de moi. C'est impossible, ma tête va imploser, ça me met dans un état de tensions aigues, je ne suis plus capable que de me focus la dessus.
Le soir, après la demi heure de vérifications habituelles (les fenêtres, la porte, le gaz, les fenêtres, les prises, le gaz), quand je vais dans la chambre, je ne dois sous aucun pretexte en sortir. Même pour aller simplement dans le couloir ou la salle de bain. Si je m'approche trop près de la porte, je dois aller revérifier. Sait-on jamais que j'ai été délibérément et impulsivement ouvrir les fenêtres, le gaz, la porte ! Foutue phobie d'impulsion...
Ma bulle me protège un peu du monstre mangeur de vérifications.
Mais je sais qu'un jour où l'autre ce ne sera plus suffisant.
vendredi 28 septembre 2007
Première étape : Accepter.
J'ai décidé de guérir.
Pas seulement pour moi, mais aussi pour ceux qui m'entourent.
Je suis admirative devant la patience de Julio, mon mari dans 9 mois.
Ca doit être si difficile pour lui...
Le problème, c'est que je ne suis plus capable de ne pas l'inclure dans mes vérifications, sauf quand je suis toute seule.
Donc je lui demande de m'aider à vérifier, car je n'arrive plus à être sûre de l'avoir fait. Ou de l'avoir bien fait.
J'ai tellement honte de ce que je suis devenue, de ne pas réussir à être assez forte.
Ca ne parait pas être grand chose pour les gens exterieurs, mais c'est terriblement éprouvant comme situation. Je ne peux pas ne pas le faire. J'ai pourtant essayé maintes fois de m'en empecher, de prendre la bonne résolution, de me dire "allez Marie, c'est mental, c'est dans ta tête, tu sais à quoi tu as affaire" mais c'est quasi impossible dans l'état actuel des choses.
J'ai besoin d'être aidée.
Accepter ce "problème" comme une maladie mentale.
Accepter le fait que je ne puisse pas guérir seule.
Accepter le regard des autres.
Pas seulement pour moi, mais aussi pour ceux qui m'entourent.
Je suis admirative devant la patience de Julio, mon mari dans 9 mois.
Ca doit être si difficile pour lui...
Le problème, c'est que je ne suis plus capable de ne pas l'inclure dans mes vérifications, sauf quand je suis toute seule.
Donc je lui demande de m'aider à vérifier, car je n'arrive plus à être sûre de l'avoir fait. Ou de l'avoir bien fait.
J'ai tellement honte de ce que je suis devenue, de ne pas réussir à être assez forte.
Ca ne parait pas être grand chose pour les gens exterieurs, mais c'est terriblement éprouvant comme situation. Je ne peux pas ne pas le faire. J'ai pourtant essayé maintes fois de m'en empecher, de prendre la bonne résolution, de me dire "allez Marie, c'est mental, c'est dans ta tête, tu sais à quoi tu as affaire" mais c'est quasi impossible dans l'état actuel des choses.
J'ai besoin d'être aidée.
Accepter ce "problème" comme une maladie mentale.
Accepter le fait que je ne puisse pas guérir seule.
Accepter le regard des autres.
Au fait, j'ai vérifié ? J'ai comme un doute...
Chaque soir, c'est pareil.
Quand je sort pour aller chercher mon futur époux au travail, il y a mille et un rituel plus ravageurs les uns que les autres.
Ca commence par vérifier chaque prise électrique que j'ai pu utiliser durant la journée :
La prise de la bouilloire, la prise du sèche-cheveux, celle du chargeur du portable, celle des ordinateurs. Tout doit être débranché.
Ensuite, les lumières.
Puis le gaz. Un, deux, trois, quatre, cinq, chaque bouton est ok.
Les fenêtres sont un moment difficile pour moi, j'ai toujours très peur de les avoir ouvertes et que mes chattes chéries partent.
Donc, chaque fenêtre doit être vérifiée, par contre, ça doit être fait uniquement visuellement, si j'ai le malheur de les toucher, la phobie d'impulsion vient prendre le relais et me faire croire que je les ai ouvertes pour que les chats s'enfuient.
Mmmm, je crois que c'est à peu près tout...
Ah non, je ne suis pas sûre d'avoir bien vérifié les prises. Et les fenêtres, est ce que j'ai bien vérifié que j'avait bien vérifié ?
Bon, allez, je part, fermons la porte, attentions au chats !
Bon, je suis dans l'escalier du premier pour aller au rez de chaussée, mais j'ai peur qu'une des chattes ait pu passer au moment où je suis sortie (Pourtant je suis sûre de les avoir vues à trois, mais j'ai comme un doute, mieux vaut vérifier).
Je remonte donc au 3ème ou 4ème étage, verifier tous les escaliers. Mieux vaut évincer le doute.
Au fait, j'ai bien fermé la porte? vérifions.
Allez, cette fois je part. J'ai mal au ventre des doutes qui m'assaillent quand aux fenêtres, au gaz, aux prises, aux chats qui sont peut être dans les escaliers. Mais le peu de volonté libre qui me reste reussira à ne pas me faire revenir sur mes pas. Cette fois ci.
Quand je sort pour aller chercher mon futur époux au travail, il y a mille et un rituel plus ravageurs les uns que les autres.
Ca commence par vérifier chaque prise électrique que j'ai pu utiliser durant la journée :
La prise de la bouilloire, la prise du sèche-cheveux, celle du chargeur du portable, celle des ordinateurs. Tout doit être débranché.
Ensuite, les lumières.
Puis le gaz. Un, deux, trois, quatre, cinq, chaque bouton est ok.
Les fenêtres sont un moment difficile pour moi, j'ai toujours très peur de les avoir ouvertes et que mes chattes chéries partent.
Donc, chaque fenêtre doit être vérifiée, par contre, ça doit être fait uniquement visuellement, si j'ai le malheur de les toucher, la phobie d'impulsion vient prendre le relais et me faire croire que je les ai ouvertes pour que les chats s'enfuient.
Mmmm, je crois que c'est à peu près tout...
Ah non, je ne suis pas sûre d'avoir bien vérifié les prises. Et les fenêtres, est ce que j'ai bien vérifié que j'avait bien vérifié ?
Bon, allez, je part, fermons la porte, attentions au chats !
Bon, je suis dans l'escalier du premier pour aller au rez de chaussée, mais j'ai peur qu'une des chattes ait pu passer au moment où je suis sortie (Pourtant je suis sûre de les avoir vues à trois, mais j'ai comme un doute, mieux vaut vérifier).
Je remonte donc au 3ème ou 4ème étage, verifier tous les escaliers. Mieux vaut évincer le doute.
Au fait, j'ai bien fermé la porte? vérifions.
Allez, cette fois je part. J'ai mal au ventre des doutes qui m'assaillent quand aux fenêtres, au gaz, aux prises, aux chats qui sont peut être dans les escaliers. Mais le peu de volonté libre qui me reste reussira à ne pas me faire revenir sur mes pas. Cette fois ci.
Phobies d'impulsions, ou comment douter de sa personne.
De tous les tocs dont je suis parasitée, les phobies d'impulsions sont de loin, les plus difficiles à supporter, celles qui meurtrissent le plus mon coeur.
A l'époque, j'ai crû devenir folle. Je ne savais pas ce que c'était, je ne comprenait pas ce qu'il se passait.
J'explique concrêtement ce qu'est la phobie d'impulsion :
C'est la crainte d'avoir une impulsion négative : Peur d'insulter, de frapper, de tuer, ect.
La crainte de commettre un acte répréhensible et contraire à ses valeurs.
C'est très difficile à supporter mentalement, surtout quand il sagit de phobies d'impulsions sur les personnes chères, ce qui est mon cas.
Quoi de pire que d'avoir peur d'être capable de faire du mal à ceux qu'on aime le plus au monde...
A l'époque, j'ai crû devenir folle. Je ne savais pas ce que c'était, je ne comprenait pas ce qu'il se passait.
J'explique concrêtement ce qu'est la phobie d'impulsion :
C'est la crainte d'avoir une impulsion négative : Peur d'insulter, de frapper, de tuer, ect.
La crainte de commettre un acte répréhensible et contraire à ses valeurs.
C'est très difficile à supporter mentalement, surtout quand il sagit de phobies d'impulsions sur les personnes chères, ce qui est mon cas.
Quoi de pire que d'avoir peur d'être capable de faire du mal à ceux qu'on aime le plus au monde...
La maladie du doute.
Le toc, c'est la maladie du doute.
J'ai toujours crû que ce genre de maladies n'en étaient pas vraiment une, mais depuis que j'en fait les frais tous les jours, je me rend compte combien c'est une maladie difficile. Difficile pour soit, mais aussi pour les personnes qui nous cotoient.
C'est un sentiment commun que de douter chez la plupart des personnes.
Pour moi, c'est un sentiment parasite, qui occupe toute la place et grossit de plus en plus dans le jardin de ma raison.
C'est aussi l'ennemi public numéro 1, la chose à abattre, le grand méchant loup.
Et je l'aurai, je l'ai promis.
J'ai toujours crû que ce genre de maladies n'en étaient pas vraiment une, mais depuis que j'en fait les frais tous les jours, je me rend compte combien c'est une maladie difficile. Difficile pour soit, mais aussi pour les personnes qui nous cotoient.
C'est un sentiment commun que de douter chez la plupart des personnes.
Pour moi, c'est un sentiment parasite, qui occupe toute la place et grossit de plus en plus dans le jardin de ma raison.
C'est aussi l'ennemi public numéro 1, la chose à abattre, le grand méchant loup.
Et je l'aurai, je l'ai promis.
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